20.11.2008
Littles boxes...
Il y a quelque chose qui m'agace, et je me demande si oui ou non c'est typiquement français, c'est l'obsession qu'on certains a classer les gens.
Tu es toujours le ou la de.
Exemple :
Je suis l'intello de mon groupe de copines.
La grosse de ma famille a moi.
La beauf de mon ex centre équestre.
La bourge de mes copines de fac.
La pauvre de mon ex.
La délurée d'une copine hypra catho.
La courageuse d'une autre copine.
La "a gauche"
Puis la "a droite".
Etc etc.
Je déteste ça.
Pour notre belle famille, on est les "en retard". On est arrivé en retard une fois, depuis, à chaque fois c'est "Ohhhhh mais vous êtes à l'heure pour une fois".
On a été en retard une fois bordel de merde.
Pourquoi une fois qu'on a une étiquette dans le dos, on est poursuivi?
J'ai l'impression de ne pas mettre les gens dans des cases.
Mais je me trompe peut être.
Je recherche avidement la diversité.
Je me souviens avoir été marquée, toute jeune par le papa d'une amie, qui avait fait fortune, on peut le dire, et qui m'a dit :
"Carobine, le plus grand drame de vie, c'est d'avoir gagné de l'argent. Mes anciens amis me trouvent changés, je ne trouves pas ma place chez les riches, ma femme et ma filles ne me parlent que pour me demander de l'argent, je suis seul avec tout ce fric et j'ai jamais été si malheureux."
Ca m'avait énormément touché : il ne rentrait plus dans aucune case.
Trop nouveau riche pour ses anciens amis devenus employés, trop nouveau riche pour les riches. Il aimait boire un Ricard sur sa terrasse et pas du Bordeaux en jouant au bridge.

J'ai des amis de tous les milieux, tous les horizons, de pleins de pays différents, de religions différentes. Et j'adore observer leur façon de vivre, les petits rituels qui marquant les groupes sociaux, les groupes culturels, les ethnies.
Personne n'est ma pauvre, personne n'est ma riche, personne n'est ma grosse ou ma moche.
Je vois les gens comme des entités a part entière qui évoluent, changent, ont leurs qualités et leurs défauts. J'essaie, et c'est pas toujours facile, mais je me remets en question, d'être la plus tolérante, d'intégrer les histoires personnelles, les personnalités.
Au final ce que j'aime le plus, c'est réunir des extrêmes, les confronter et voir comme mes dîner sont souvent réussis. (a la condition qu'on ne parle pas de politique ou de religion)
Parce qu'on a des amis qui nous ressemblent : et je pense pouvoir dire que les miens sont tolérants.
Un autre exemple : Vous savez qu'une fois on m'a demandé de décrire une copine a moi, j'ai oublié de dire qu'elle était noire? C'est parce qu'en fait, je le vois même pas!! Je savais qu'elle était souriante, qu'elle avait de yeux rieurs...j'avais oublié de parler de sa couleur de peau.
De la même manière quand j'étais petite, la fille de la voisine était trisomique. Je savais qu'elle était différente. Mais je la considérais comme une personne a part entière qui était trisomique comme ma petite soeur était timide par exemple : un trait de sa personnalité! Et pas LE moyen de la définir. C'est bizarre non?
Quand tu as réunis autour d'une soirée crepes une catho ultra conservatrice, une mère de famille célibataire qui trime vraiment pour boucler les fins de mois, un fils a papa juif, un couple de profs et une avocate tendance bouddhiste, et que tout le monde t'envoie un mail le lendemain : "J'ai adoré! On remets ça quand??? Tu peux me donner les coordonnées d'untel...?"
Je suis fière de moi. En fait, je crois que j'en ai fait mon micro combat, a mon humble mini niveau : L'intolérance.
00:59 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
17.11.2008
Celle où elle a pleuré dans l'amphi.
J'ai créé ce blog pour m'amuser, et au final il me sert aussi a dédramatiser certaines situations.
Et même si j'aime pas trop me plaindre et tout, il faut bien que je sois franche, parfois.
Les notes que vous lisez sont écrites en avance, souvent avec pas mal d'avance.
Ma vie, en ce moment, n'est pas l'exact reflet de ce blog.
Je vous parle d'une fille qui doute.
Je vous parle d'une fille qui a peur.
Je vous parle d'une fille qui craque.
Alors bien sûr, avoir cette année est ce qui compte le plus pour moi en ce moment. Ce métier, je ne me vois pas en faire un autre. Et celui que j'ai fais avant était dans le paramédical. Croyez donc bien que je pense savoir de quoi je parle.
Sauf que voilà.
La semaine dernière, je me suis réveillée en sursaut en pleine nuit. Pétrie d'angoisse je me suis demandée.
"Et si ça marchait pas? Et si c'était pas fait pour moi? Et si tout ça m'en valait pas la peine???"

Tout ça?
Je rêve que le quotidien soit facile a gérer, que le repassage qui s'amoncelle ne m'angoisse pas. Que je puisse profiter d'une visite surprise sans prier intérieurement (que dis je supplier?) pour qu'elle l'écourte le plus vite possible. Que je puisse avoir au téléphone une amie qui a fait une tentative de suicide et ne pas (quelle horreur!) souhaiter qu'elle raccroche au plus vite, et que je puisse me remettre au boulot.
Je ne rêve pas forcément d'une croisière, d'une séjour en spa, d'expos à la chaine.
Je rêve d'un bon livre, de pouvoir regarder entièrement un film, de pouvoir me faire des bouclettes au fer à friser si ça me chante. De passer du temps avec mon amour, de faire des siestes crapuleuses, d'aller prendre le thé en ville.
D'avoir un peu de temps.
Je ne suis pas en retard sur mon boulot. J'ai des bonnes notes en prépas. Et je ne suis pas encore "a fond", parce que je sais ce qui m'attends.
Mais je sais que derrière cette année, où 80% des élèves partiront sans rien, au bout de deux ans, est terriblement difficile.
J'ai peur.
Peur de ne pas être du bon côté, dans la bonne liste.
Peur d'avoir perdu deux ans. Et de laisser tomber un beau projet.
Je sais que derrière m'attendent des années difficiles.
J'aimerai juste pouvoir en parler a ma famille, pour qui ce choix est complètement tabou, j'aimerai pouvoir dire a quelqu'un mes angoisses.
Mais je me sens terriblement seule.

A part mon homme, vous (dans une moindre mesure, vous êtes d'un soutient que vous ne soupconnez pas!), et mes quelques connaissances de fac qui me répètent : Mais non, tu vas l'avoir (comme si elles en savaient quelque chose), personne ne m'encourage. Voir même, sans paranoia aucune, attendent tranquillement que je me plante, avide de "je te l'avais bien dit" et autre "mais que vas tu faire maintenant"???
(comme si j'étais la rue!! Faut bien avoir conscience de ma situation, quand même!)
Je sais que je ne dois rien attendre de ma famille, de celle de mon homme, de tous ceux qui ne comprennent pas.
Je ne suis pas certaine que quelqu'un qui n'a pas fait de P1 ou passé des concours puisse comprendre. Et que même ceux qui le font n'ont pas le même age, ne subissent pas les même enjeux que moi.
Je ne sais plus, du coup. Je doute. Est ce que j'ai tort de m'acharner a continuer?
Je sais pas.
* soupir*.
Ce matin, alors qu'un prof nous répétait pour la cinquantième fois que pouvaient encore se désinscrire ceux qui le souhaitaient, que les chances de réussite étaient maigrissimes etc etc, j'ai fondu en larmes.
Il a besoin de remuer le couteau dans MA plaie ce con?
11:34 Publié dans De l'acte de survie, en P1, De la boule | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
12.11.2008
En passant
Quel retour....
Je pleure mes chaussures et mes sacs, car mes toiles et mes livres ont pour la plupart été épargnés. Mon amour pleure sa very very very very big télé, cadeau de son papa...qui ne semble pas avoir été très immergée, mais on le craint...la suite demain.
C'est l'horreur les dégâts des eaux. Toute mes jouets, livres, vêtements d'enfance ont été détruits par des flots de boue il y a un an, un an et demi. Chez mes parents. Terrible cauchemar.
J'essaie de voir le positif : le ménage par le vide mais bon.
Le pire c'est que tout était là bien sûr temporairement, pour des travaux de déco....enfin bref.
J'ai vu "L'échange". Bouleversant et riche : plus qu'une histoire entre une mère et son fils c'est tout un système qui est dénoncé. J'ai adoré les prestations des acteurs.
C'est bizarrement Angie, pourtant une, sinon mon, de mes actrices préférées qui m'a le moins éblouie. MAIS mon homme l'a adorée. Dans le doute, faites vous votre propre opinion ;-)).

J'ai passé le plus clair de mon temps en Belgique a bosser. Ce qui fait que je suis très très fière de moi.
Mon homme, ce veinard courait les expos et les galeries. Il a un oeil incroyable que j'admire énormément, certainement hérité de son grand père qui était carrément...mécène de l'art contemporain anversois. J'ai boudé pour avoir une toile en vain. Mouais, on peut pas gagner à tous les coups. Mais je lâche pas l'affaire...
En une matinée de shopping...j'ai carrément explosé mon budget et fais des repérages qui vont l'exploser encore plus, je le sens. Surtout un certain sac en python, que je me vois tout à fait emmener bruncher ou au marché. Comme on a rien sans rien, je me l'offrirais si j'ai un 18 en colle de chimie...Si ça marche a 10 ans ça marche à 25 ;-)). Vous aurez un aperçu de mes petites nouveautés...
On a brunché à Hosta et on a bien aimé.
Et nous sommes allé voir Nabucco. J'ai versé une petite larme et étrené mes nouvelles shoes. C'était bien.
Je suis allé faire une prière et allumer une bougie dans une chapelle où nous allons toujours. Le cierge était pour quelqu'un de spécial. Je voulais lui préciser que c'est la chapelle où allaient les prostituées anversoises ;-)). Mais c'est bien quand même hein!!!
Et dans la voiture j'ai lu plein de presse internationale. Ma préférence va encore et toujours à Harper's Baazar, pour les looks.
J'ai pris des photos de la ville rien que pour vous...
A part ça j'ai relu les notes que je vous avais laissées et elles sont franchement pas terribles et incomplètes. Je ferais peut être des edits si j'ai le temps.
Car voilà le truc : le temps. A peine les valises posées je me remets a mon bureau...Et je compte pas lâcher le morceau!!
ps : Au fait, j'espère que vous avez joué chez des blogueuses pour gagner la clé usb trop choute. C'est bizarre qu'on en parle maintenant parce que c'est pas une nouveauté, si certaines peuvent m'en dire plus...Est elle rééditée? Ou sort elle en France?
Pour les perdantes, Darty en a sorti une toute mimi rose et strassée. 20€ environ. Moins je crois.
00:16 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
05.11.2008
C'est pas ma faute...
Attention, note à haute teneur en psychologie de comptoir et auto analyse à deux balles...
Je sais pas si vous avez vu le dernier Woody Allen. J'y suis allé la semaine dernière. En sortant du ciné mon chéri m'a dit...
Dans quel personnage t'es tu plus reconnue?
Bien, sûr : Maria Elena.
Un tempérament de feu, une tendance certaine à partir en vrille à ma moindre occasion, des penchants autodestructeurs...Oui, c'est certain, je suis un peu fêlée, extrême...toujours au bord du gouffre, toujours trop impliquée. Sans limites. Jamais tiède.

Je ne sais pas expliquer pourquoi je suis comme ça. Alors je préfère me dire que tout ça c'est ma biologie, mon cerveau qui tourne pas comme celui des gens bien rangés et calmes. Enfant, ma mère avait parfois peur de mes réactions qui pouvaient être extrêmes. J'étais l'ainée et elle était bien désemparée face a tant de personnalité...(Après tout, je suis à moitié ibère, c'est peut être pour ça?)
Elle n'avait de cesse de me répéter : "Mais pourquoi n'es tu pas gentille? Regarde telle copine comme elle joue sagement avec ses poupées..." (par gentille, comprenez docile...)
Mais moi j'étais pas comme ça. Même si j'y mettais tout mon coeur et toute ma volonté j'y arrivais pas. Ca me rendait très malheureuse.
Je me souviens que j'essayais de me mettre tranquille dans le canapé a coiffer mes poupées...
Plus tard, à cours de moyens de communcication, on me repassait Autant en Emporte le vent en me disant :
"Tu vois, la dame, elle est exactement comme toi et au final, elle est punie." (elle finit seule et triste dans 300 m²..)
Je crois que c'est un peu vrai, par énorméments d'aspects : ces difficultés à entrer dans le carcan de l'éducation, mais aussi cette facilité à manipuler son petit monde, ce côté enfant gâté, cette force vitale extraordinaire (J'ai loupé la mort par maladie de peu, et j'ai fais preuve d'une force qui en a épaté plus d'un à ce moment). Même son "J'y réfléchirai demain", c'est moi.

C'est sûr qu'après, à voir Sissi...
Avant ça me rendait triste d'être pleine de tempérament et je me détestais parce que j'aurais voulu changer. Je le voulais très fort.
Maintenant je suis fière de ressembler à une héroïne qui a fait rêver des générations. Malgré tout, j'ai toujours du mal à lire le livre ou voir le film sans plonger dans une espèce de torpeur...et à être très mal a l'aise. (et trèèèèès gentille aussi longtemps que j'y arrive avec mon amour...)
Faut pas croire que les gens un peu excessifs soient heureux comme ça. J'aurais bien aimé être douce et gentille, la chouchoute des mamies (oh qu'elle est mignonne!!).
Celle dont on est fier à 100%, et qui ressemble à sa soeur, sa mère, toutes celles qui tournent bien rond et intériorisent leurs névroses.
Moi...
Je suis celle qui pète un plomb, celle qui casse la vaisselle, celle que vous n'osez souvent pas contrarier.
Je suis celle qui détruit quand elle va mal. Et si c'est pas les autres, c'est elle.
On peut dire de moi que je suis folle...c'est sans doute un peu vrai.
Certains copains ont même plus ou moins peur de moi (cette semaine j'ai appris que pas moins de 4 de mes copines avaient pas osé me dire un truc!!). Faut dire qu'en plus d'un sale caractère, j'ai une certaine "autorité naturelle"...
Et si je ne trouve pas mal place je sombre.
Ce que j'ai rééllement fait, un temps.

Et puis...j'ai trouvé un roc auquel m'accrocher.
Mon Rhett Butler, qui me connaît mieux que je me connais. Et qui voit mes crises comme autant de caprices de petite fille gâtée qu'il désamorce en riant.
Qui m'aide a sortir le meilleur de moi même en me donnant des moyens d'expression, plutôt qu'a essayer de contenir la vapeur jusqu'à l'explosion.
Je l'aime parce qu'il m'aide à être meilleure. Il est ce qui me manque pour être complète.
Je l'aime parce que je sais maintenant grâce à lui que c'était pas ma faute si j'arrivais pas à contenir mes humeurs et émotions. C'était juste que je savais pas comment faire.
On me dit qu'il me gâte trop. Je pense même qu'on dit que je ne le mérite pas...
Je sait qu'il ne m'aimerai pas...mièvre.
Et je m'en fiche, j'y réfléchirais demain...
05:51 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
14.10.2008
Fascination
C'est en allant à la bibliothèque, ce midi, que je les ai vus.
La classe de PCEM2.
Celle où j'aurais aimé, voulu, dû, être.
J'étais incapable de détacher mon regard d'eux. Derrière la vitre. Je me suis mise près de la fenêtre pour mieux les observer.
Est ce une impression où ils ont tous l'air diablement tranquilles et sereins?
Il y avait ce mec à l'air tellement gentil, cette gonzesse toujours à côté de moi en TD. Cette autre qui avait critiqué ma méthode de travail. La sienne tiens la route, elle, visiblement.
Puis quelques visages connus.

Et ce groupe.
Ralph Lauren, Gérard Darel, Louis Vuitton. Coupe Toni rafraîchies pour la rentrée. Solex et Vespa. Clinquant mais si naturel que l'on pense "classe".
Tous beaux, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Beauté racée fruit de d'une longue sélection génétique...
Des filles minces, bronzées, grandes.
Des garçons taillés comme des mannequins, avec des gueules d'ange.
Au centre, une plus blonde, plus fine, moins apprêtée, plus magnétique. Leur Serena.
Ils rayonnaient.
Bien sûr qu'ils ont eu leur année...chez eux le concept même d'échec n'existe pas.
J'ai sûrement joué au golf avec leurs pères, bu des cocktails avec leurs mères, dansé avec leurs frères, shoppé avec leurs soeurs.
Ce sont pour moi des bébés.
N'empêche.
J'étais fascinée par eux, cette bande de nantis que les autres essaient d'imiter sans y arriver.
Et j'étais jalouse.
Ils sont en P2 et moi pas.
21:20 Publié dans De l'acte de survie, en P1, De la boule | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
13.10.2008
Travailleurs, travailleuses.
Ouais.
Les principaux syndicats ( FO, CGT et co) organisent jeudi une grève à côté du CHU.
Motif (tract à l'appui, sauf que j'arrive plus à remettre la main dessus...) :
Arriver sur son lieu de travail est impossible! Les feux sont trop longs et les embouteillages rendent impossible l'accès à l'hôpital.
J'ai relu deux fois le tract parce que j'ai cru à un canular. Faisons tous grève contre les embouteillages...Hum...
Je sais pas quel est le génie qui mène cette grève (pour laquelle, assurément, la direction de l'hôpital peut quelque chose, nan mais c'est vrai, la longueur des feux...) mais je lui suggèrerais bien un truc :
Si un jour on se mobilisait pour un vrai truc? Genre les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes?
Parce que c'est le truc que j'arrive pas à croire que personne ai jamais bougé son cul pour les aplanir...
Là je prends même le mégaphone, j'ai de l'expérience en karaoké, ça devrait aller...(;-))
Enfin voilà.
Sur ces bonnes paroles...Je retourne à ma chimie!
13:52 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
06.10.2008
Arrrrgh la boule : le come back
Là, j'ai besoin d'un gros coup de pied au fesses, en fait.
Que les choses soient claire : si j'ai lâché mon ex job, c'est pour me consacrer à ma passion, mon métier, mon but, mon rêve...la médecine. Mes études je les aime, j'aime souffir, j'aime écouter les gamins dans l'amphi râler après leurs parents (comme ce matin, avec la gueule de bois en prime...aaaargh) ou bouder parce que je leur dit de se taire. J'aime ma fac, elle est belle. Mes profs sont beaux. La vie et belle.
Sauf qu'il se passe là ce qu'il se passe de temps en temps.
Quand Carobine a pas tenu son planning à la lettre (pour cause de gueule de bois, dîner important ou que sais-je), elle panique.
Elle dit qu'elle y arrivera jamais.
Que c'est inaccessible.
Elle se morfond.
Perd du temps.
Dors.
Perd du temps.
Stresse.
Et ainsi de suite.

Et là, j'ai vraiment du retard.
Plutôt que de me coller au bureau, j'arrive pas à avancer.
Vous avez pas des conseils, là, tout de suite?
16:57 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
24.09.2008
De la délation
A côté de chez mes parents vit un monsieur tout seul, un peu ermite, un peu braco, un peu sauvage. Mais très gentil. Un monsieur comme lui, y'en a un par village, dans la "campagne profonde".
Les habitants veillent sur lui, d'un oeil, comme leurs parents avant eux. On l'appelle par un surnom souvent patois. Ce monsieur, chez mes parents c'est "L'Gobier".
L'Gobier, pour améliorer sa retraite, il a un petit potager. Et des poules.
Les mardi et les vendredi, il met au bord de la route une table à tréteaux et vend sa maigre production. Et les habitants lui achètent, par habitude plus que par besoin, comme leurs parents avant eux, et leurs grands parents aussi.
Faut pas croire que c'est toujours bon...parfois les tomates sont pas vraiment mûres, et il force tellement sur l'engrais que les courgettes font plus d'un kilo et sont toutes filandreuses. Et il abuse un peu sur le prix des laitues.
Mais c'est comme ça dans le village, on met la monnaie du pain de côté pour ces achats, par solidarité, pour faire vivre l'gobier, comme leurs parents avant eux. Et leurs grands parents, aussi.
Parce qu'on sait qu'il est seul et un peu simplet et que même s'il a la langue trop pendue, qu'il est médisant, et parfois qu'il a pris un coup de trop, l'gobier, quelque part, veille sur eux autant qu'ils veillent sur lui.
L'Gobier, si il t'aime bien, il peut même venir nourrir ton chien quand tu es en week end.
L'Gobier, il sait tout sur tout, et si tu veux acheter un terrain, il sait celui qui est à vendre.
L'Gobier, si quelqu'un s'arrête devant chez toi et regarde par dessus ta barrière, le soir, il vient te le dire. Et prend un apéro.
Ou deux.
L'autre jour, l'Gobier arrive chez mes parents complètement bouleversé. Il parlait fort, dans tous les sens. Il pleurait un peu aussi. De rage et de tristesse.
Y'a un mec qu'est allé voir la gendarmerie parce que l'gobier, il vend ses légumes. Qu'il a ni agrément ni numéro URSAAF.
Et les gendarmes ils sont venus voir l'gobier. C'est plus facile de l'impressionner lui que les dealers ou les délinquants. Alors on y va fissa et avec toute la caserne. Et ils lui ont fait des menaces, et tout et tout.Que l'gobier il avait pas le droit de vendre ses légumes, et les habitants pas le droit de lui acheter, même si c'est comme ça depuis toujours.
Pathétique Humain, celui qui s'est mélé de ce qui ne le regardait pas; allant perturber un équilibre centenaire dans une campagne qu'il ne connait sûrement pas.
21:44 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
26.08.2008
Le truc qui blesse pas...
La scène se passe lors d'un déjeuner en famille.
Ma chère Mère prend la parole :
"Tiens, j'ai vu Madame Machin aujourd'hui, Carobine. Est ce que Gendre la connait?
- Je sais pas moi. C'est qui?
- Rhoo mais tu sais, elle habite Là. Elle m'a dit qu'elle connaissait le directeur de LA Société. Mais je pense qu'elle a confondu parce qu'elle me l'a décrit et à dit que sa femme était très jolie.
- ... (sous le choc...est ce que oui ou non ma propre mère vient de me traiter de laideron devant tout le monde??)
- L'associé de Gendre, il lui ressemble?
- ... (oui, pour une fois, je parlais pas, j'essayais juste de comprendre ce qui m'arrivait...)
- De toute façon, je lui ai dit que ça pouvait pas être ma fille. Donc je pense qu'elle a confondu avec l'associé de Gendre."
Ca fait plaisir nan?
A part ça, c'était bien de moi, et de mon chéri, que cette Madame Machin parlait.
Mais Mère ne s'est pas excusée. Elle a juste été étonnée qu'on trouve sa fille très jolie.
Vous inquiétez pas hein, je suis toute à fait habituée, et tout à fait très jolie ;-)
ps : dites pas ça a vos filles hein...parce que je l'ai pas toujours bien pris!
00:17 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
14.08.2008
Molle...
Je suis molle! J'ai la tête qui tourneuh, je mets 4 plombes à me décider...
Je sais pourquoi...je me sens un peu stressée et débordée par la rentrée qui arrive mais...
vous faites quoi pour récupérer de l'énergie?
Merci de vos conseils!!

15:25 Publié dans De la boule | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note









